De crainte que ses œuvres ne soient dispersées, le maitre a voulu, à la fin de sa vie, que ses réalisations soient rassemblées en un seul lieu et exposées au public pour faire revivre tout un parcours de vie artistique.

L’œuvre d'une vie

Imaginé et conçu de son vivant par l’artiste en personne, le musée national Gustave Moreau trouve le plus naturellement du monde sa place et toute sa raison d’être dans cette maison où le peintre a vécu de beaux jours. Déjà très tôt, le maitre tenait à conserver les pièces du premier étage de sa maison pour en faire un petit musée où seraient réunis tous les souvenirs de personnes qui lui étaient chères. 
Supervisant en personne le chantier, Gustave Moreau voit une grande partie de son projet mise sur les rails. Trois ans avant l’achèvement des travaux, il est malheureusement fauché par la mort. Le chantier continua sous l’instruction d’Henri Rupp, son exécuteur testamentaire et ancien élève, qui n’eut qu’à suivre à la lettre les instructions précises qu’avait consignées le peintre. Après douze mois de travaux laborieux, les lieux ouvrent leurs portes au public.
Aujourd’hui encore, les visiteurs ont le bonheur de visiter un espace hors du temps où les fantômes du passé continuent leur épopée. Des centaines de peintures et aquarelles, des milliers de dessins ainsi que quinze sculptures en cire de la main du maître sont exposées sur quatre niveaux.  Et en réserve sont conservées près de 10 000 oeuvres d'art graphiques (dessins et photographies). 
 

Musée national Gustave Moreau : la vidéo

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Un musée vivant qui perpétue la vie de l’artiste et de ses œuvres de façon intemporelle

Photographies, gravures, dessins et aquarelles savamment accrochées emplissent cette belle résidence familiale, où le célèbre artiste Gustave Moreau a coulé de beaux jours. Sous une toile de fond inspirée en grande partie de la mythologie, des cabinets d’exposition restaurés comme à l’origine situés au rez-de-chaussée permettent l’observation de 400 petits tableaux, dessins et autres aquarelles.
Deux ateliers-découvertes habitent le 2e et 3e étage ; au 1er étage, l’appartement de l’artiste ; au sous-sol, une pièce de conservation qu’il a été nécessaire de créer pour éviter une délocalisation des œuvres…
Bref, un musée vivant qui perpétue la vie de l’artiste et de ses œuvres de façon intemporelle.