Une cité millénaire au bout du monde

Pays aride, montagneux, très étonnant, le sultanat d’Oman a été pendant plusieurs siècles une destination très peu connue des touristes occidentaux. Ce pays du bout du monde est souvent cantonné à son histoire de grand port commercial entre l’Orient et l’Occident. Points de passage obligatoires, ses ports ont servi pendant des siècles d’escale aux navires qui revenaient vers l’Europe chargés d’or, d’épices et d’encens. La précieuse sève, qui s’échangeait alors aux prix du métal jaune, laisse encore aujourd’hui flotter cette odeur si particulière dans tous les souks du pays. Souks où l’on se laisse bercer par les histoires de princesses et de marins cherchant gloire et fortune sur les sept mers du monde.

Depuis une dizaine d’années, cette jeune monarchie parlementaire ne cache plus ses ambitions de devenir un grand pays touristique. La capitale du pays, Mascate, illustre parfaitement ces aspirations. La ville est délicatement située entre les montagnes du Hajar à l’ouest et l’océan Indien sur son flanc est. Les dernières découvertes archéologiques font remonter son histoire au cinquième millénaire avant notre ère, faisant de Mascate l'une des plus vieilles cités du Moyen-Orient. La ville royale captive l’œil des visiteurs avec ses marchés aux poissons qui s’animent dès les premières lueurs de l’aube et ses souks regorgeant de bijoux, tapis colorés et épices. Un « must-see » lors d’un passage dans la ville est la grande mosquée du Sultan Qaboos. Inaugurée en 2001, elle est richement décorée d’or, de bleu et de blanc et possède l'un des plus grands tapis de prière au monde. Le front de mer de la ville offre aussi un moment de détente exquis, très apprécié des Omanais, particulièrement au moment du coucher du soleil.

Office de tourisme du Sultanat d'Oman : la vidéo

Entre déserts, montagnes et mer

Les « wadis » sont indissociables des régions montagneuses qui serpentent le pays du nord au sud. Ces vallées au fond desquelles courent de petits ruisseaux ou de grandes rivières et abritent pour certains des piscines naturelles offrent une infinité d’activités pour tous les âges et tous les goûts. On peut y faire du canyoning, de la marche à pied, ou plus simplement du tourisme tellement elles proposent de paysages époustouflants. C’est là aussi que l’on peut voir des systèmes d’irrigation (les aflaj ou falaj au singulier) particulièrement ingénieux qui remontent, pour les plus anciens, à plus de 4 500 ans. L’eau, repartie équitablement entre tous les habitants de ces zones verdoyantes difficiles d’accès, y coule toujours aujourd’hui et irrigue des roseraies situées à flanc de montagne. Chaque année entre les mois de mars et de mai, les fleurs s’ouvrent et offrent un tableau étonnant de délicates nuances de rose. Plusieurs de ces systèmes d’irrigation sont classés sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. On retrouve au milieu de ces vallées les fameuses plantations de palmiers-dattiers. Ces fruits gorgés de soleil et de sucre sont une des fiertés du pays et trouvent toujours leur place dans les bagages des touristes.

Une majeure partie du sultanat reste recouverte de sable. C’est dans ces grands déserts que l’on trouve encore des Bédouins qui pratiquent les travaux de saisons ou l’élevage de dromadaires que l'on surmonne ici "les vaisseaux du désert". Plusieurs excursions avec guides permettent de passer plusieurs nuits sous des tentes dressées au milieu des dunes. Le littoral, lui, est parsemé de plusieurs centaines de forts. D’influences diverses, perse, portugaise ou arabe, ils sont l’héritage de la riche histoire du pays. Plusieurs ont été restaurés à l’initiative du sultan actuel et une vingtaine de forts sont actuellement ouverts à la visite pour les plus férus d’histoire. Le fort de Bahla, situé dans l’oasis du même nom, est classé au patrimoine mondial de l’humanité depuis 1987.

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